Classement Greenpeace des fournisseurs d’électricité : mais que fait Plüm Énergie ?

Fin septembre 2018, l’association Greenpeace a publié un classement des fournisseurs d’électricité « les plus verts ». Plüm Énergie apparaît dans le groupe des fournisseurs « à la traîne ». En lisant ça, nous avons dans un premier temps été verts… de rage !

Pourquoi un tel classement alors même que contribuer à la transition énergétique est notre raison d’être maintenant depuis 3 ans ? Voici quelques éléments d’explication.

Plüm Énergie est-il vraiment « à la traîne » ?

Pour répondre, il faut tout d’abord bien expliquer ce qu’évalue le classement de Greenpeace.

Premier point : ce classement se base sur un questionnaire, auquel nous avons répondu en toute transparence, mais qui concerne malheureusement exclusivement l’année 2017. À l’échelle d’une jeune entreprise comme la nôtre, 2017, c’était il y a une éternité. Cette année-là, n’ayant que quelques centaines de clients, le gros de nos efforts était alors porté sur la pédagogie et les incitations à moins et mieux consommer. Mais de l’eau a coulé sous les ponts. L’année 2018 fut pour nous celle des démarches pour un approvisionnement plus vert. Plüm Énergie a notamment choisi en 2018 de l’énergie hydraulique provenant de petites centrales situées en Île de France et en Bourgogne. 

Second point, et pas des moindres :  l’évaluation de Greenpeace ne se focalise que sur un seul des deux critères qui caractérisent la transition énergétique : le « mieux produire ». Il ne valorise pas cette part aussi complémentaire qu’essentielle qu’est le « mieux consommer ».

En effet, tous les scénarii de transition énergétique (que ce soient ceux de l’ADEME ou de l’association négaWatt), qui établissent des feuilles de routes étayées pour aboutir à une France 100% renouvelable en 2050, prévoient à titre d’exemple que la baisse de notre consommation soit un levier au moins aussi important que l’accroissement de la capacité de production en renouvelable. C’est la raison même de notre engagement : donner les moyens et l’envie à tous les Français de maîtriser leur consommation d’énergie. « Mieux produire » et « mieux consommer » sont deux volets indissociables de la transition énergétique.

Mais au fond, que dénonce ce classement ?

Ce classement dénonce les gros producteurs d’énergie non-renouvelable (fioul, charbon, gaz ou nucléaire), qui pourtant promettent aux particuliers des offres d’énergie dite verte. Voici l’explication fournie dans leur communiqué de presse :

« Les plus gros fournisseurs d’électricité sur le marché français investissent l’essentiel de l’argent de leurs client·es dans le nucléaire et les énergies fossiles, et ralentissent la transition énergétique. C’est le cas d’EDF, par exemple, qui est en train de construire quatre fois plus de capacités nucléaires que renouvelables en Europe ; ou de Total (maison mère de Direct Energie et Total Spring) qui, en 2017, consacrait encore 94 % de ses investissements à l’exploration et l’exploitation de nouveaux gisements pétroliers et gaziers. »

Et nous partageons leur indignation ! Nous avons notamment dénoncé nous aussi l’attitude ambiguë qui consiste à verdir des offres d’énergie nucléaire, dans une lettre ouverte co-signée avec les fournisseurs Enercoop et Énergie d’ici, et publiée récemment dans les médias. Le fait que des sociétés qui contribuent largement à la dégradation de l’environnement puissent laisser croire que leur offre d’électricité est « verte » amène une confusion et détourne les Français de fournisseurs qui œuvrent réellement pour la transition énergétique.

Et donc, prioriser la maîtrise de la consommation, ça n’a aucune valeur pour Greenpeace ?

Bien sûr que si ! Et Greenpeace l’indique d’ailleurs dans la fiche nous concernant :

« Plüm Énergie affiche comme objectif premier d’encourager les économies d’électricité et a mis en place un mécanisme d’incitation financière inédit pour les consommateurs qui réduisent leur consommation. Bien que ce mécanisme ne soit pas évalué dans ce classement, l’initiative de ce fournisseur est à souligner : réduire sa consommation d’électricité est essentiel pour préserver l’environnement. »

Malheureusement, ce passage n’a pas été mis en avant.

Sachez que nous sommes toujours en étroite collaboration avec Greenpeace afin que cette singularité essentielle à la transition énergétique puisse être intégrée dans la prochaine édition de ce classement.

Mais, au fond, c’est quoi un fournisseur d’électricité « vraiment vert » ?

Là est sans doute la vraie question.

Un fournisseur « vraiment vert », doit avoir une action concrète, véritable et profonde pour accélérer la transition énergétique :

  • tout d’abord, sur le volet de la consommation : en proposant à ses clients des moyens concrets de la maîtriser et des avantages tout aussi concrets pour encourager ceux qui font l’effort de mieux consommer ;
  • et ensuite, sur le volet de la production : en encourageant le développement de nouveaux moyens de production. L’adjectif « nouveaux » est capital. Il est impératif, dans les années à venir, de multiplier par 10 les capacités de production éolienne et solaire.

Là est notre véritable ambition, notre raison d’être et d’innover chaque jour pour prendre part à cette transition en marche. Mais pour éclairer, il faut aussi expliquer, évangéliser… y compris les associations les plus engagées. 😉

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